Découvrez A Vrai Lire N° 45, juin 2025
Créé le 25/06/2025« À Vrai Lire » est la revue du groupement AGIRAGRI – dont le Groupe BSF est membre-fondateur -, qui présente une analyse approfondie des actualités agricoles, avec un focus sur les défis et opportunités du secteur. A Vrai Lire est devenu une revue de référence après plus d’une décennie d’existence.

Voici en exclusivité la sommaire d’A Vrai Lire N° 45, juin 2025.
Édito
Avec la Covid et la guerre en Ukraine, l’agriculture avait retrouvé une légitimité politique, économique, voire sociale. Après une phase où elle fut reléguée au second plan avec l’affirmation de la société digitalisée, l’agriculture a refait parler d’elle.
Grand angle
En Asie du Sud, l’exode rural et la pénurie de main d’œuvre qu’elle génère, rendent progressivement impossible la culture de la céréale irriguée. D’ici 2050-2100, la production de riz reposera sur des variétés implantées par ensemencement direct de riz germé.
Focus secteurs
Viticulture : La filière viticole française traverse une crise profonde : recul de la consommation, surproduction, aléas climatiques, pression fiscale à l’export… Face à ces turbulences, certains vignerons explorent de nouvelles voies, dont l’essor du vin sans alcool.
Elevage : Les cours des viandes bovine et ovine croissent dans l’UE en quasi-pénurie. Un scénario impensable il y a encore cinq ans, avant la crise de la Covid !
Grande culture : Le CIC anticipe une production mondiale 2025-26 de céréales supérieure de 65 Mt à la campagne précédente. L’abondante récolte, mieux répartie entre exportateurs et importateurs, limitera la relance des échanges commerciaux.
Fruits et Légumes : Sur des marchés en plein essor, l’UE est approvisionnée par des importations massives de petits fruits rouges frais. En France, leur production ne décolle pas.Interview de Bruno Parmentier.
3 questions à…
Samuel BONVOISIN, Ingénieur agronome, spécialiste de l’hydrologie régénérative : “Cultiver l’eau, c’est restaurer notre souveraineté hydrique”.
Droit et Gestion
Dès septembre 2026, la facturation électronique deviendra progressivement obligatoire pour toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, y compris les entreprises agricoles. Une réforme technique qui soulève de nombreuses questions sur le terrain. Un article signé Pierre Dalla Vera du Groupe BSF.
Portrait d’avenir
En mettant en commun les ressources et en diversifiant ses activités, Amaury Barré a développé son exploitation agricole dans la Marne. Son parcours montre l’importance de l’adaptation et de la rigueur dans la gestion d’une entreprise agricole.
Culture
Lien homme/animal, IA, film rural et banc de poisson.
À Vrai Dire
Pastoralisme, foncier agricole, export, prix des terres.
Parlons de nous
Cap vers l’avenir : les membres d’AGIRAGRI se réunissent en séminaire stratégique à La Rochelle. Un “campus” constructif avec une particpation active de Franck Chanquoy, Maud Rigou, Pierre Dalla Vera du Groupe BSF.
Embauche d’apprentis 2025
Créé le 04/06/2025Embauche d’apprentis : conditions, démarches et aides en 2025

Pourquoi recruter un apprenti en 2025 ?
Recruter un apprenti en 2025, c’est bien plus qu’un simple engagement RH : c’est une opportunité stratégique pour former un futur collaborateur, tout en optimisant vos coûts salariaux grâce à un ensemble d’aides et d’exonérations sociales.
L’apprentissage permet d’intégrer un jeune en formation, de l’accompagner dans sa montée en compétence et de l’impliquer progressivement dans les missions de l’entreprise. C’est aussi un moyen concret de répondre à vos besoins de main-d’œuvre, avec des profils adaptés à vos réalités terrain.
En résumé :
- Vous bénéficiez d’aides financières substantielles la première année
- Vous réduisez vos charges sociales
- Vous formez un salarié selon vos méthodes et votre culture d’entreprise
💡 Exemple concret : une TPE qui embauche un apprenti en Bac Pro obtient jusqu’à 5 000 € d’aides, sans démarches complexes.
Conditions pour embaucher un apprenti en 2025
Qui peut embaucher des apprentis ?
Tous les employeurs peuvent recourir à l’apprentissage, qu’ils soient :
- Entreprises privées (TPE, PME, grandes entreprises)
- Structures publiques (collectivités, hôpitaux, établissements publics)
- Professions libérales ou associations
Le contrat d’apprentissage est ouvert à tout secteur d’activité, à condition de respecter les exigences liées à l’encadrement et à la formation.
Quelles conditions doit respecter l’entreprise ?
Pour conclure un contrat d’apprentissage valide, l’employeur doit :
- Rédiger un contrat écrit précisant :
- La durée de la formation
- Le diplôme visé (du CAP au Master)
- Les conditions de travail et de rémunération
- Enregistrer le contrat auprès de l’OPCO compétent ou d’une chambre consulaire
- Mettre en place un environnement de travail sécurisé
- Désigner un maître d’apprentissage, qui doit :
- Être titulaire d’un diplôme au moins équivalent à celui préparé
- Justifier de 3 ans d’expérience professionnelle dans le domaine
- Respecter le plafond de deux apprentis par maître d’apprentissage, sauf dérogation
💡 À noter : la rémunération de l’apprenti varie selon son âge et l’année d’apprentissage (1re, 2e ou 3e année), conformément au barème national.
Quelles sont les aides financières à l’embauche d’apprentis en 2025 ?
Des aides revalorisées à partir du 24 février 2025
En 2025, l’État renouvelle son soutien à l’apprentissage avec une aide versée pour chaque contrat conclu entre le 24 février et le 31 décembre 2025, dans la limite de la première année d’exécution.
Le montant dépend de la taille de l’entreprise et, dans certains cas, de la situation de l’apprenti :
- 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés
- 2 000 € pour les entreprises de 250 salariés et plus, à condition de remplir un critère d’embauche (voir ci-dessous)
- 6 000 € pour l’embauche d’un apprenti en situation de handicap, sans condition d’effectif
💡 Exemple concret : une entreprise de 30 salariés qui recrute un apprenti pour un BTS bénéficie automatiquement de 5 000 € d’aide versée mensuellement.
Conditions spécifiques pour les grandes entreprises
Pour les structures de 250 salariés et plus, l’aide de 2 000 € n’est versée que si l’entreprise atteint un taux minimum de contrats en alternance ou d’insertion professionnelle dans son effectif d’ici au 31 décembre 2026.
Cela incite les grandes entreprises à intégrer durablement des profils alternants dans leur stratégie RH.
Autres conditions d’éligibilité à l’aide à l’embauche d’apprentis en 2025
Pour bénéficier de l’aide, l’entreprise doit respecter les critères suivants :
- Le contrat doit être un contrat d’apprentissage (les contrats de professionnalisation ne sont pas concernés)
- L’apprenti doit préparer un diplôme ou un titre professionnel jusqu’au niveau master (Bac+5)
- Le contrat doit être signé entre le 24 février 2025 et le 31 décembre 2025
- L’aide est limitée à la première année d’exécution du contrat
- Elle n’est pas renouvelable pour un même apprenti préparant le même diplôme une seconde fois
Modalités de versement
L’aide est versée mensuellement, en fonction de la présence effective de l’apprenti (via la Déclaration Sociale Nominative – DSN). Il n’y a aucun formulaire spécifique à remplir : la transmission du contrat à l’OPCO déclenche automatiquement le processus.
Quelles exonérations sociales en 2025 pour un contrat d’apprentissage ?
Un allègement de charges sociales avantageux
À compter du 1er mars 2025, les règles évoluent : les rémunérations versées aux apprentis sont exonérées de cotisations sociales dans la limite de 50 % du SMIC brut, soit environ 900 € par mois.
Au-delà de ce plafond, les cotisations sociales classiques s’appliquent.
💡 Exemple concret : un apprenti de 19 ans en première année perçoit une rémunération de 850 € brut. L’entreprise ne paie aucune charge sociale sur ce salaire, car il reste sous le seuil d’exonération.
Cumul avec l’aide à l’embauche
Cette exonération s’ajoute à l’aide financière évoquée précédemment. Cela permet à l’employeur de réduire considérablement le coût global de l’apprentissage la première année, tout en bénéficiant d’un salarié formé selon ses besoins.
Les équipes du Groupe BSF peuvent vous accompagner dans cette démarche, de manière personnalisée et conforme à la réglementation.
MISE EN CONFORMITÉ DES PLANS D’ÉPARGNE AVANT LE 1er JUILLET 2025
Créé le 28/05/2025Vous avez un plan d’épargne salariale (PEE, PEI, PERCO) ou plan d’épargne retraite (PER, PERI, PERECO, PERO, ou PERE regroupé): vous devez vous rapprocher de l’organisme gestionnaire de ce(s) plan(s) pour vous assurer qu’ils prévoient le versement de la PPV.

A compter du 1er juillet 2025, le règlement du plan doit obligatoirement intégrer la possibilité d’affecter les sommes versées au titre de la PPV.
Cette nouvelle possibilité permet d’exonérer la PPV épargnée d’impôt sur le revenu, pour les salariés qui y étaient assujettis.
L’employeur peut décider en outre le versement d’un abondement sur la PPV épargnée : il faut pour cela que le règlement du plan mentionne cette possibilité et le montant de l’abondement.
Attention :
L’employeur qui a mis en place un plan d’épargne, et qui verse une PPV, a l’obligation d’informer les salariés de cette possibilité de blocage.
Or le salarié ne pourra pas effectuer le versement sur le PEE si le règlement n’a pas été mis en conformité.
N’attendez plus pour contacter le gestionnaire du plan !
Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) : un pilier de la sécurité en entreprise
Créé le 29/04/2025Dans un contexte où la santé et la sécurité au travail sont plus que jamais au cœur des préoccupations, le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) s’impose comme un outil incontournable pour les entreprises. Obligatoire depuis 2001, ce document permet non seulement de se conformer à la législation, mais aussi de renforcer la protection des salariés et d’améliorer les conditions de travail. Plongeons au cœur de ce dispositif essentiel.

Un cadre légal incontournable
Le DUERP est né de la volonté des pouvoirs publics de responsabiliser les employeurs en matière de prévention des risques professionnels. Depuis sa mise en place, il constitue une obligation légale pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité. Ne pas s’y conformer expose les dirigeants à des sanctions sévères, allant de l’amende à la fermeture temporaire de l’établissement.
Une démarche structurée et participative
La réalisation d’un DUERP repose sur une méthodologie rigoureuse. Elle commence par la constitution d’un groupe de travail incluant des représentants des salariés, des experts en prévention et, bien sûr, la direction. L’objectif est de parcourir l’ensemble des lieux de travail pour identifier les dangers potentiels, qu’ils soient physiques, chimiques, biologiques ou organisationnels.
Une fois les risques identifiés, il s’agit de les évaluer en termes de probabilité et de gravité. Cette étape est cruciale car elle permet de hiérarchiser les actions à entreprendre. En fonction des résultats, des mesures de prévention sont définies : formation des salariés, mise en place d’équipements de protection, réorganisation des postes de travail, etc.
Un document vivant et évolutif
Le DUERP n’est pas un document figé. Il doit être mis à jour régulièrement, au moins une fois par an, et à chaque fois qu’un changement significatif intervient dans l’organisation du travail. Cette réactualisation permanente garantit que les risques sont constamment sous contrôle et que les actions de prévention restent adaptées.
Des bénéfices multiples pour l’entreprise
Au-delà de l’aspect réglementaire, le DUERP présente de nombreux avantages pour l’entreprise. En premier lieu, il contribue à réduire le nombre d’accidents et de maladies professionnelles, ce qui se traduit par une baisse des coûts liés aux arrêts de travail et aux indemnisations.
Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. Un environnement de travail sûr et sain améliore le bien-être des salariés, leur motivation et, in fine, leur productivité. En outre, le DUERP permet à l’employeur de démontrer son engagement en matière de responsabilité sociale, un atout non négligeable dans un contexte où les entreprises sont de plus en plus jugées sur leurs pratiques éthiques.
Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels est bien plus qu’une simple obligation légale. Il est un véritable levier de performance pour les entreprises qui souhaitent conjuguer sécurité, bien-être au travail et efficacité économique. Dans un monde du travail en perpétuelle évolution, le DUERP s’impose comme un pilier de la gestion des risques, indispensable pour garantir la pérennité et la compétitivité des entreprises. Alors, n’attendez plus pour mettre en place ou réactualiser votre DUERP : la sécurité de vos salariés et la performance de votre entreprise en dépendent.
Vous n’avez pas encore mis en place de DUERP ? Ou vous avez besoin de le mettre à jour ?
Les équipes du Groupe BSF peuvent vous accompagner dans cette démarche, de manière personnalisée et conforme à la réglementation.
Sécheresse 2024 en Guyane : reconnaissance de l’état de calamité agricole et mesures d’aide aux agriculteurs
Créé le 23/04/2025En 2024, la Guyane a été confrontée à une sécheresse d’une intensité exceptionnelle, provoquant des perturbations majeures dans les secteurs agricole et logistique. Face à cette situation, les autorités ont reconnu l’état de calamité agricole et mis en place des mesures spécifiques pour soutenir les agriculteurs locaux.

Reconnaissance de l’état de calamité agricole
En réponse à cette crise, le 8 avril 2025, le préfet de la Guyane a pris un arrêté reconnaissant l’état de calamité agricole pour l’ensemble des communes du département, concernant les productions végétales. Cette reconnaissance permet aux agriculteurs sinistrés de solliciter des indemnisations pour les pertes subies.
Mesures d’aide spécifiques pour les agriculteurs
Pour bénéficier des aides, les agriculteurs doivent remplir certaines conditions : être à jour de leurs cotisations sociales et fiscales, et avoir réalisé une déclaration PAC (Politique Agricole Commune) en 2024. Les dossiers de demande d’indemnisation doivent être adressés à la Direction de l’environnement, de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt (DGTM) avant le 16 mai 2025.
Présents aux côtés des agriculteurs en Guyane, le Groupe BSF se tient prêt à les accompagner dans leurs démarches de demandes d’aides.
Dispositif de prêts de consolidation des trésoreries : un soutien pour les exploitations en difficulté
Créé le 18/04/2025En attendant la publication officielle d’une note de synthèse par les services de l’État, les premiers éléments concernant le dispositif de prêts de consolidation des trésoreries ont été dévoilés. Ce dispositif vise à soutenir les exploitations agricoles confrontées à des difficultés passagères en consolidant leurs dettes de trésorerie et en restructurant leurs dettes à moyen et long terme.

Objectif du dispositif
Le dispositif a pour but de renforcer la résilience financière des exploitations agricoles en leur offrant une solution pour consolider leurs dettes de trésorerie. Il s’agit d’une initiative cruciale pour aider les agriculteurs à surmonter des périodes de difficultés financières temporaires, tout en assurant la pérennité de leurs activités.
Modalités principales
- Montant maximal : Jusqu’à 200 000 €.
- Durée : La durée des prêts varie entre 5 et 12 ans, offrant ainsi une flexibilité pour la restructuration des dettes.
- Banques partenaires : Plusieurs banques sont conventionnées avec BPI France pour offrir ces prêts, notamment le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, le CIC, la Banque Populaire, et la Caisse d’Epargne.
- Échéance : Les guichets pour déposer les demandes resteront ouverts jusqu’au 31 décembre 2025.
- Garantie de l’État : L’État, via BPI France, garantit 70% du montant du prêt. Les banques peuvent exiger une garantie complémentaire.
Critères d’éligibilité
Pour être éligibles, les exploitations doivent répondre à certains critères financiers :
- Un Excédent Brut d’Exploitation (EBE) inférieur à 25% du chiffre d’affaires,
OU
- Un total des dettes supérieur à 50% du bilan, selon la dernière liasse fiscale déposée.
Les exploitations ne doivent pas être considérées comme des entreprises en difficulté au sens européen. Les exploitations en mandat ad hoc, en procédure de conciliation, ou sous plan de sauvegarde ou de redressement judiciaire sont éligibles. En revanche, celles en période d’observation sont exclues.
Notes importantes
- Coût de la garantie : Le coût de la garantie BPI France varie entre 3,95 % et 8,23 %, selon la durée du prêt. Ce coût est remboursable via FranceAgriMer.
- Demande de remboursement : Les demandes de remboursement pourront être déposées en ligne dès le début du mois d’avril. Le remboursement est soumis à la règle des « minimis agricoles », avec un plafond de 50 000 € d’aides sur trois exercices glissants.
Au fait de ces premiers éléments concernant ce dispositif de prêts de consolidation des trésoreries, le Groupe BSF se tient à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner au mieux dans vos démarches.
Dispositif RESTAURE en Nouvelle-Aquitaine : soutien aux agriculteurs face aux catastrophes naturelles
Créé le 12/04/2025À la suite de la publication du règlement (UE) 2024/3242 du 19 décembre 2024 par la Commission Européenne, une aide exceptionnelle a été mise en place pour soutenir les agriculteurs affectés par des catastrophes naturelles survenues après le 1er janvier 2024. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la fin de la programmation FEADER 2014-2022, visant à atténuer les pertes indirectes subies par les exploitants agricoles.

Initiative de la région Nouvelle-Aquitaine
La Région Nouvelle-Aquitaine a saisi cette opportunité en lançant le dispositif RESTAURE, qui s’étend sur les trois Programmes de Développement Rural (PDR) d’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Ce dispositif vise à fournir un soutien financier essentiel aux agriculteurs confrontés aux conséquences des catastrophes naturelles, contribuant ainsi à la résilience et à la pérennité de l’agriculture régionale.
Objectifs et portée du dispositif
Le dispositif RESTAURE a pour objectif principal de compenser les pertes indirectes subies par les agriculteurs, telles que la diminution de la production, la dégradation des infrastructures agricoles, et les coûts supplémentaires engendrés par les événements climatiques extrêmes.
Modalités de mise en œuvre
Pour bénéficier du dispositif RESTAURE, les agriculteurs doivent répondre à certains critères d’éligibilité et fournir des justificatifs des pertes subies. Les demandes d’aide sont instruites par les services régionaux compétents, qui évaluent les dossiers en fonction de l’impact des catastrophes naturelles sur les exploitations agricoles. Les montants d’aide sont calculés sur la base des pertes indirectes constatées et des besoins de financement pour la remise en état des exploitations.
Le dispositif RESTAURE dans le détail :
Deux volets existent :
- Volet A – Filières animales (bovine, ovine, caprine, porcine) : de 5 000 € pour les exploitants individuels ou sociétés hors GAEC à 10 000 € (GAEC avec 2 associés) / 12 500 € (GAEC avec 3 associés)
- Volet B : Filières végétales (arboriculture et viticulture) : de 5 000 € pour les exploitants individuels ou sociétés hors GAEC à 10 000 € (GAEC avec 2 associés) / 12 500 € (GAEC avec 3 associés)
- Filière apicole : de 2 000 € pour les exploitants individuels ou sociétés hors GAEC à 4 000 € (GAEC avec 2 associés) / 5 000 € (GAEC avec 3 associés)
Les critères d’éligibilité choisis par la Région Nouvelle-Aquitaine sont les suivants :
- Destruction d’au moins 30 % de la production concernée, ou du potentiel de production concerné.
- Catastrophes naturelles « 2024 » retenues : - Arboriculture et viticulture (ISN – taux perte) - Apiculture (ISN – taux perte) -
- FCO / MHE / Tuberculose / Aujeszky (foyer déclaré – dégradation performances reproduction – taux d’abattage)
La date de fin de dépôt des dossiers de demande est fixée au 4 mai 2025.
N’hésitez pas à contacter le Groupe BSF pour un accompagnement sur le dispositif RESTAURE
Modernisation des états financiers : ce qui change en 2025
Créé le 07/04/2025Depuis le 1er janvier 2025, une nouvelle réglementation comptable est entrée en vigueur, marquant une étape importante dans la modernisation des états financiers. L’objectif ? Renforcer la transparence et la lisibilité des comptes, en adaptant les règles comptables à l’évolution des modèles économiques.

Modernisation des états financiers, ce qui change en 2025 : Deux évolutions majeures sont à retenir, avec des impacts concrets sur la présentation du compte de résultat et l’analyse de la performance des entreprises.
1. Redéfinition du résultat exceptionnel
Jusqu’à présent, le résultat exceptionnel regroupait des éléments divers, parfois peu significatifs, voire récurrents, ce qui pouvait brouiller la lecture de la performance opérationnelle.
Désormais, le résultat exceptionnel est strictement limité aux événements rares, inhabituels et non récurrents. Cette redéfinition permet de mieux isoler les éléments réellement exceptionnels du résultat courant, et ainsi offrir une vision plus fidèle de l’activité normale de l’entreprise.
2. Suppression de la technique du transfert de charges
La technique du transfert de charges permettait jusqu’ici de neutraliser certaines charges d’exploitation en les inscrivant dans d’autres postes, comme la production immobilisée ou les reprises de provisions.
Ce mécanisme, bien qu’autorisé, manquait de transparence et pouvait prêter à confusion. Il est désormais supprimé, au profit d’une lecture plus directe et sincère des charges réellement supportées par l’entreprise au cours de l’exercice.
Quels impacts pour les entreprises ?
Ces évolutions impliquent des ajustements dans la présentation des comptes annuels, mais aussi dans les méthodes d’analyse financière. Elles nécessitent parfois de revoir :
- la structure du compte de résultat,
- les schémas comptables automatisés dans les logiciels,
- les indicateurs de performance utilisés en interne ou dans les reportings à destination des tiers.
Notre accompagnement
Chez BSF nous accompagnons nos clients dans la mise en œuvre de ces nouvelles règles, que ce soit pour :
- Mettre à jour vos états financiers,
- Former vos équipes comptables et financières,
- Fiabiliser vos reportings pour une meilleure communication financière.
Par ailleurs, il serait préférable, si vos outils comptables sont informatisés en interne, de vous rapprocher de votre éditeur de logiciel afin de vous assurer que vous disposez de la dernière version à jour du logiciel de comptabilité.
N’hésitez pas à nous contacter pour un audit ou un accompagnement personnalisé sur ces évolutions réglementaires.
Majoration de la valorisation des Avantages en Nature véhicule à partir du 1er Février 2025
Créé le 28/03/2025À compter du 1er février 2025, les règles de valorisation des avantages en nature (AN) pour les véhicules mis à disposition par les employeurs vont connaître une révision significative. Cette modification, qui ne concerne pas les véhicules déjà en circulation à cette date, introduit une majoration des taux de valorisation pour les véhicules achetés ou loués, avec ou sans prise en charge du carburant privé par l’employeur.

Véhicules achetés
Pour les véhicules achetés et mis à disposition à partir du 1er février 2025, les taux de valorisation augmentent comme suit :
- Sans prise en charge du carburant privé :
– Pour les véhicules de moins de 5 ans, le taux passe de 9% à 15% du coût d’achat.
– Pour les véhicules de moins de 5 ans, le taux passe de 6% à 10%.
- Avec prise en charge du carburant privé :
– Pour les véhicules de moins de 5 ans, les taux passent de 9% à 15% et de 12% à 20%.
– Pour les véhicules de moins de 5 ans, les taux passent de 6% à 10% et de 9% à 15%.
Véhicules loués
Les véhicules loués connaissent également une augmentation des taux de valorisation :
- Sans prise en charge du carburant privé :
– Le taux passe de 30% à 50%.
- Avec prise en charge du carburant privé :
– Les taux passent de 30% à 50% et de 40% à 67%.
Coexistence de deux barèmes
Ces nouvelles règles entraîneront la coexistence de deux barèmes de valorisation des avantages en nature véhicule, en fonction de la date de mise à disposition. Les véhicules mis à disposition avant le 1er février 2025 continueront d’être valorisés selon les anciens taux, tandis que ceux mis à disposition à partir de cette date seront soumis aux nouveaux taux majorés.
Cette réforme vise à mieux refléter la valeur réelle des avantages en nature véhicule et à harmoniser les pratiques de valorisation. Les entreprises devront adapter leurs processus de gestion des avantages en nature pour se conformer à ces nouvelles dispositions.
N’hésitez pas à vous rapprocher du Groupe BSF pour être accompagné et conseillé.
DÉCOUVREZ A VRAI LIRE N°44
Créé le 26/03/2025« À Vrai Lire » est la revue du groupement AGIRAGRI – dont le Groupe BSF est membre-fondateur -, qui présente une analyse approfondie des actualités agricoles, avec un focus sur les défis et opportunités du secteur. A Vrai Lire est devenu une revue de référence après plus d’une décennie d’existence.

Voici en exclusivité la sommaire d’A Vrai Lire N° 44, mars 2025.
Édito
Coûts du système alimentaire Le système alimentaire français coûte cher en soutiens publics (48,4 milliards d’euros) et en impacts négatifs (19,1 milliards d’euros), notamment en santé. Les chaînes de valeur indifférenciées bénéficient de 83 % des soutiens publics, tandis que les chaînes différenciées (produits locaux, modèle Egalim) en reçoivent peu.
Grand angle
Vision de la commission européenne pour la PAC post-2027 La Commission européenne propose une feuille de route pour un secteur agricole prospère, avec des priorités telles que l’attractivité, la compétitivité, la résilience et la durabilité. Les négociations commerciales et les normes de production sont au cœur des discussions, avec un accent sur la protection des intérêts des agriculteurs européens.
Focus secteurs
Viticulture : Diversification des cultures (grenades, olives, figues) pour faire face à la crise. Élevage : Défis liés aux importations, à la grippe aviaire et à la concentration des élevages.
Grandes Cultures : La production de pommes de terre est orientée par la demande en frites et chips, avec des défis environnementaux et économiques.
Fruits et Légumes : Développement des fruits à coque (amandes, noisettes, noix) avec un potentiel de croissance.
Interview de Bruno Parmentier
Les progrès agricoles des dernières décennies sont menacés par le dérèglement climatique et l’épuisement des ressources. L’agriculture doit relever les défis climatiques par des pratiques régénératives et l’innovation technologique.
Droit et Gestion
La loi de finances pour 2025 introduit des mesures pour soutenir les agriculteurs, notamment la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et des exonérations pour les jeunes agriculteurs.
Portrait d’avenir
Francis Pestre, un agriculteur de la Champagne crayeuse, transforme son exploitation pour la rendre durable et transmissible, en intégrant des pratiques agroécologiques et en diversifiant ses productions.
Culture
Présentation de livres et bandes dessinées sur les défis agricoles et les transformations des campagnes françaises.
À Vrai Dire
Actualités sur la baisse du cheptel bovin, la crise de la production d’oranges, la diminution des installations agricoles et l’échec des lois Egalim pour le revenu agricole.
